PASTELS ET POESIE

Le 30 janvier dernier, nous vous avions conviés à l’exposition des pastels réalisés par Emmanuelle CAPET .

La qualité et le réalisme de ses oeuvres nous ont impressionnés et  nous ont permis de donner libre cours à notre imagination. En voici un aperçu :

 FIN D’ETE

Pierre CRABIÉ

Nous ferons le point là-bas,
assis sur le vieux rocher
au bord de la rive.
Peut-être le cadre
Peut-être la douceur
Peut-être ces couleurs pastels
Apaiseront mon humeur mélancolique.

Patricia BONNAUD

Un petit coin paisible au bord de la rivière
Où un banc de fortune a été posé là ;
Pour sûr, des amoureux y sont venus, naguère,
Se dire des mots doux et des serments, tout bas…

HIVER SILENCIEUX


Patricia BONNAUD

Le froid a envahit la toile,
Soleil brumeux,
Terrain neigeux
Mais il manque les étoiles !

Marie-Claude PELLOIS

« Méfiez-vous des gelées au nord de la Loire »
disait le bulletin météo.
Ce n’est qu’un peu de givre . Matin frisquet !
Le paysage se déroule sans accroc.
Ombres bleutées, herbes pourprées.
La journée se dessine.

Pierre CRABIÉ

Je me plante devant ce décor.
J’ai presque froid.
Je devine ce voile brumeux
qui monte de la terre.
J’ai des frissons, presque transi
L’artiste m’a vraiment saisi.

COQUELICOTS EN LIBERTE

Pierre CRABIÉ

Ils le savent bien
les coquelicots
qu’ils sont photogéniques.
Alors ils se dressent et se redressent
et ils posent rougeoyants
dès qu’un humain s’approche.

Patricia BONNAUD

Gentils coquelicots, Mesdames,
Pas besoin d’un jardin nouveau !
Le champ a retrouvé son âme,
Envahi de coquelicots
Sans fanfare, musique, trompette,
Pas de comptine, pas de chanson,
Jolie fleur au beau port de tête
Pousse sans rime ni raison.

Marie-Claude PELLOIS

Rouges les coquelicots,
et les visages.
C’est l’été.
Randos, sueur et bonheur.
Ne pas résister au plaisir d’une sieste au soleil.

CHAMP

Marie-Claude PELLOIS

Où mène ce chemin de terre ?
Vers quel hameau, vers quelle chaumière ?
A moins que soudain apparaisse,
imprévisible et bancal,
un vieil hangar à paint-ball.

Patricia BONNAUD

Chemin de solitude et de réflexion,
Pas d’obstacle au soleil pour darder ses rayons ;
J’avance, pas à pas, m’enfonce dans mes rèves,
Coeur gai, tête haute, je chemine sans trêve ;
C’est là le privilège d’un marcheur au long cours
Ou d’un peintre exprimant un vrai bonheur du jour !

 

 

Pierre CRABIÉ

Je ne sais pas
S’il sent la violette
Mais ce petit chemin
Qui n’a sans doute
Ni queue ni tête
M’invite à flâner
Dans une nature
Aux couleurs mordorées
De cette  fin d’été

NATURE MORTE AUX CITRONS

 

Patricia BONNAUD

Nature morte, pourquoi puisqu’elles sont vivantes ?
On pourrait les toucher, les cueillir, les goûter :
Les fruits semblent à point, les fleurs odorantes,
Les sens sont en éveil, c’est à n’en pas douter !

 

Pierre CRABIÉ

Tu parles d’un boulot :
Poser pour une nature morte !

Tu me diras, il y a bien pire :
Finir en quartier pour décorer un plateau de fruits de mer
ou mieux, essoré jusqu’à la peau pour finir en jus !

Autant  être pastellisé à demeure, c’est moins pénible
ou moins cruel.

 

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